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![]() Catherine de Saint-Augustin Née le 3 mai 1632 à Saint-Sauveur-le-Vicomte en Normandie, Cathernie de Longpré entre au monastère des Augustines de Bayeux en 1644. En religion, elle s'appelle Marie-Catherine de Saint-Augustin. Elle prononce ses premiers vœux en route vers la Nouvelle-France, à Nantes, le 4 mai 1648. Le 19 août suivant, après trois mois de mer difficile, elle arrive enfin au « petit Kébec », à l'âge de 16 ans. Après 20 ans d'ascèse et de labeur, elle s'éteint paisiblement le 8 mai 1668 âgée de 36 ans. Ses restes reposent à l'Hôtel -Dieu de Québec où elle a vécu comme moniale hospitalière. |
Catherine de Saint-Augustin, fondatrice de l'Église canadienne Ceux et celles qui l'ont connue de près affirment qu'elle était sereine, ouverte, semeuse de joie et qu'elle se manifestait une femme forte qui regardait la vie bien en face et sans peur. Sens critique, fermeté et tendresse s'harmonisaient chez elle pour composer une personnalité attachante et remplie de ressources. Aussi lui a -t-on confié des charges importantes : l'économat, la responsabilité des malades et du personnel soignant, la formation des novices. Dans ce pays elle s'est donnée totalement, elle a joué un rôle de premier plan. Elle tenait au Canada par toutes les fibres de son être. Le chanoine Groulx affirme : « Certes, toutes les grandes âmes de son temps dans la colonie, tous les fondateurs de l'Église en Nouvelle-France ont donné leur vie pour leur pays d'adoption. Mais je n'en sais pas, qui, autant que l'hospitalière de Québec, ait porté dans son esprit, la pensée obsédante du Canada, lui ait offert plus amoureusement ses prières et ses labeurs, s'y soit attachée, rivée par des liens plus solennels ». Déjà, à son départ de France, elle avait fait vœu de mourir en terre canadienne si Dieu le voulait. Et quand les Iroquois menacent d'exterminer la colonie, elle renouvelle ce vœu précisant que, même si toutes les religieuses retournaient en France, elle voudrait demeurer seule au Canada pour servir les pauvres et les malades du pays. Cette fondatrice de l'Église canadienne apparaît comme une femme bien de chez-nous, une héroïne de la charité qui appartient à notre patrimoine de sainteté, si on peut s'exprimer ainsi. http://www.diocesequebec.qc.ca |